Séga Décrypte #4 : La Mafia de l’agriculture Malienne

Dans cette vidéo, je vous explique pourquoi notre agriculture n’est pas productive et créatrice d’emploi.

Je reviens sur l’ensemble des politiques agricoles au Mali et sur les liens entre les politiques, les agriculteurs et les commerçants de 1960 à nos jours.

Je fais un état des lieux de l’initiative riz initiée par ATT et Modibo Sidibé en 2007/2008.

Et enfin, je lance un appel à tous les paysans à réjoindre BI-TON  afin de mettre en place un circuit court pour les agriculteurs et se libérer de la mafia qui fait main basse sur l’agriculture Malienne

Mes sources pour la réalisation de cette vidéo :

  • P. Baris, J. Zaslavsky et S. Perrin, La Filière riz au Mali : compétitivité et perspectives de marché, Paris, Agence française de développement, 2005, p. 22.
  • « En mars 2008, seulement 1 % des ménages urbains étaient en insécurité alimentaire sévère contre 8 % en milieu rural, et 7 % des ménages urbains étaient en insécurité alimentaire modérée contre 18 % en milieu rural ». Voir Commissariat à la sécurité alimentaire, Étude de base de la sécurité alimentaire et de la nutrition, Bamako, PAM, 2009, p. 10.
    • Grain,« Le Nerica, un autre piège pour les petits producteurs africains », Barcelone, janvier 2009. Grain est une ONG fondée en 1990 qui soutient les mouvements paysans dans les pays du Sud et produit des analyses des politiques agricoles.Riz non décortiqué. Cette production correspond à environ 1 million de tonnes de riz marchand décortiqué.. Vérificateur général du Mali, Rapport annuel 2009, Bamako, 2010.
    • . M. Klein, Slavery and Colonial Rule in French West Africa, Cambridge, Cambridge University Press, 2002, p. 160.. R. Roberts, « The Emergence of a Grain Market in Bamako. 1883-1908 », Revue canadienne des études africaines, vol. 14, n° 1, 1980, p. 55-81
    • . M. Fok, Le Développement du coton au Mali par analyse des contradictions : Les acteurs et les crises de 1895 à 1993, Montpellier, Cirad, 1993, p. 52.
    • Entre 3 et 21 % du riz et entre 20 et 30 % du coton produit étaient vendus sur les marchés parallèles dès les années 1940 et 1950. Voir M. van Beusekom, Negotiating Development. African Farmers and Colonial Experts at the Office du Niger, 1920-1960, Portsmouth, Heinemann, 2002, p. 133.. Sur l’histoire de l’US-RDA et du PSP avant l’indépendance, voir R. Morgenthau, Political Parties in French-speaking West Africa, Oxford, Clarendon Press, 1964, p. 255-300.. Voir B. Sanankoua, La Chute de Modibo Keïta, Paris, Éditions Chaka, 1990, p. 110.J.-L. Amselle, « Fonctionnaires et hommes d’affaires au Mali », Politique africaine, n° 26, juin 1987, p. 66.
      • Entre 1992 et 2001, le mil représentait en moyenne 70 % du total des céréales exportées depuis le Mali, le maïs 20 %, le sorgho 6 %, et le riz seulement 3 %. Voir L. Diakite, Fonctionnement du marché céréalier au Mali. Une analyse néo-institutionnelle de son organisation et de son efficacité temporelle et spatiale, thèse de doctorat de sciences économiques, Université de Ouagadougou, 2006, p. 163.
      • Centre de recherche panafricain créé en 1971, largement financé par les agences multilatérales et les coopérations des pays du Nord. Voir www.warda.org.
      • Avec un démarrage effectif en 2005. Voir la brochure « AR Initiative africaine sur le riz], rampe de lancement des Nerica en Afrique subsaharienne », Cotonou, 2009, disponible sur www.warda.org.
    • Sur l’évolution des prix du mil et du riz dans différentes villes du Mali entre 2001 et 2009, voir Afrique Verte Internationale, Point sur la sécurité alimentaire au Sahel (n° 100), Montreuil, 2009
    • Entre 1992 et 2001, le mil représentait en moyenne 70 % du total des céréales exportées depuis le Mali, le maïs 20 %, le sorgho 6 %, et le riz seulement 3 %. Voir L. Diakite, Fonctionnement du marché céréalier au Mali. Une analyse néo-institutionnelle de son organisation et de son efficacité temporelle et spatiale, thèse de doctorat de sciences économiques, Université de Ouagadougou, 2006, p. 163.
    • Centre de recherche panafricain créé en 1971, largement financé par les agences multilatérales et les coopérations des pays du Nord. Voir www.warda.org.
    • Avec un démarrage effectif en 2005. Voir la brochure « AR Initiative africaine sur le riz], rampe de lancement des Nerica en Afrique subsaharienne », Cotonou, 2009, disponible sur www.warda.org.
    • Grain,« Le Nerica, un autre piège pour les petits producteurs africains », Barcelone, janvier 2009. Grain est une ONG fondée en 1990 qui soutient les mouvements paysans dans les pays du Sud et produit des analyses des politiques agricoles.Riz non décortiqué. Cette production correspond à environ 1 million de tonnes de riz marchand décortiqué.. Vérificateur général du Mali, Rapport annuel 2009, Bamako, 2010.
    • . M. Klein, Slavery and Colonial Rule in French West Africa, Cambridge, Cambridge University Press, 2002, p. 160.. R. Roberts, « The Emergence of a Grain Market in Bamako. 1883-1908 », Revue canadienne des études africaines, vol. 14, n° 1, 1980, p. 55-81
    • . M. Fok, Le Développement du coton au Mali par analyse des contradictions : Les acteurs et les crises de 1895 à 1993, Montpellier, Cirad, 1993, p. 52.
    • Entre 3 et 21 % du riz et entre 20 et 30 % du coton produit étaient vendus sur les marchés parallèles dès les années 1940 et 1950. Voir M. van Beusekom, Negotiating Development. African Farmers and Colonial Experts at the Office du Niger, 1920-1960, Portsmouth, Heinemann, 2002, p. 133.. Sur l’histoire de l’US-RDA et du PSP avant l’indépendance, voir R. Morgenthau, Political Parties in French-speaking West Africa, Oxford, Clarendon Press, 1964, p. 255-300.. Voir B. Sanankoua, La Chute de Modibo Keïta, Paris, Éditions Chaka, 1990, p. 110.J.-L. Amselle, « Fonctionnaires et hommes d’affaires au Mali », Politique africaine, n° 26, juin 1987, p. 66.

Mali : ORTM pas crédible

diarrah.com

Le journal de l’ORTM DU 15 JUILLET a encore bidonné l’information en ignorant la grande manifestation des opposants à la révision constitutionnelle au Mali.

La direction de l’office de radiodiffusion Télévision du Mali tente de se raccrocher aux branches suite aux critiques sur les réseaux sociaux en indiquant (de manière mensongère) qu’elle n’a pas récu d’invitation officielle.

 

Une telle excuse ne tiendra pas une micro-seconde devant la haute autorité de communication qui doit se saisir du dossier.

 

L’ORTM est un service public qui à pour mission d’informer l’opinion nationale et internationale sur l’actualité du Mali. Il ne pouvait pas ignorer la marche du 15 juillet.

 

Il réfuse volontairement de diffuser les images des manifestations contre la révision constitutionnelle car l’affluence y est de plus en plus considérable.

 

Les manifestations  sont devenues les moments préférés des Maliens, qui peuvent se lacher sur l’actualité politique, avec une opposition qui tente de faire trébucher le gouvernement et une majorité qui, au contraire, lui fait de la lèche.

 

L’utilisation d’images amateurs par l’ORTM  dans le cadre du reportage télévisé sur la manifestationdu 15 juillet sous-entend l’instrumentalisation du service public : l’ORTM veut affaiblir la contestation.

 

Il y a donc clairement mensonge de l’ORTM  et en toute logique, une sanction doit être prise par la haute autorité de la communication, qui peut difficilement faire autrement sans se déconsidérer complètement.

 

Séga DIARRAH

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Séga DIARRAH Décrypte #2 : G5 sahel, L’armée Malienne et la révision constitutionnelle

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Dans cette vidéo, je décrypte

– le G5 Sahel  et les nouvelles orientations de la politique Française dans le Sahel en moins de 10 minutes

– La dernière déclaration du Président IBK sur la révision constitutionnelle au Mali et les raisons qui le poussent à passer en force.

– Le coût d’un soldat Malien  au trésor public et les détails

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Mali : IBK brule ses cartouches

Quasiment en même temps, le président de la République et le ministre de la réforme de l’Etat sont intervenus publiquement, l’un par une conférence de presse à l’occasion du sommet G5 Sahel, et l’autre par un débat télévisé sur la révision constitutionnelle.

 

On est au tout début du mois de juillet et les vaccances scolaires sont pour bientôt.

 

Le gouvernement était occupé à l’organisation du sommet G5 Sahel, il n’y a guère que quelques seconds couteaux pour lancer quelques attaques de guérilla.

 

La semaine dernière, les sympathisants du OUI à la révision constitutionnelle se sont un peu excités, mais pas plus que d’habitude. Bref, il ne se passe grand chose de ce coté là.

 

Et pourtant, le processus est bloqué, ce qui a obligé la tête de l’exécutif à sortir et à s’exposer. Cela montre une faiblesse inattendue, mais pas si surprenante.

 

Les sondages ne sont pas fabuleux, et sans être franchement en colère contre le gouvernement et le président, les Maliens sont un peu mécontents, du moins pas satisfaits.

 

Ce n’est guère surprenant, car le rejet de la révision constitutionnelle, c’est plutot le rejet de la politique ménée par le Président IBK.

 

Quand on est porté au pouvoir par une vaguelette, l’élan s’épuise vite.

 

Quand en plus, on se veut un président  » Pour le bonheur des Maliens », dans un pays en guerre et sous ambargo, on évite une fois élu de se lancer dans le « Bling Bling » et les annonces à tout-va. Ce n’est pas cohérent, et ça heurte un peu les attentes des Maliens qui ne sont plus habitués à la patience en politique.

 

Cela frustre aussi les militants de son propre camp, chauffés à blanc pendant des années, et qui attendaient des mesures symboliquement « fortes » de rupture.

 

Même si quelques innovations dans ce sens sont dans la révision constitutionnelle, elles ont été très mal « vendues ».

 

D’où un sentiment de flottement, d’absence du gouvernement, de vide de l’action. Tout s’enlise.

 

Par contre, les reniements divers et variés ont été très bien perçus.

Le fait de vouloir reformer uniquement parcequ’on doit respecter « nos engagements vis à vis de la communauté internationale et appliquer un accord de paix qui ne fait pas l’unanimité » par exemple.

Même si une majorité de « sympathisants » de IBK disent soutenir et approuver la révision constitutionnelle, il y en a, de plus en plus nombreux, qui grincent des dents.

Et puis ça faisait quand même sacrément « continuité » de la politique de ATT pour la gestion de la crise dans le Nord du Mali.

 

11 ans après les accord d’Alger, même si le discours sous-jacent n’était pas le même, on a les mêmes actions politique, et surtout les mêmes résultats à long terme.

 

Sur le fond, le discours de Kassoum Tapo est écrit par des avocats français  et ça se sent. Dire ouvertement qu’il n’à pas besoin d’être dans un gouvernement Malien pour vivre confortablement, n’est pas la meilleure manière d’être crédible sur les questions de revision constitutionnelle.

 

Et puis il y a enfin cette cacophonie. Le Président IBK continue toujours à faire croire que c’est uniquement l’opposition politique qui serait à la manoeuvre pour éviter le suffrage universel. Il prétent dire que ses adversaires politiques voudraient profiter d’une situation de transition en 2018, afin de se faire une place au soleil.

 

Malheureusement, les organisations de la société civile, à l’instar du collectif BI-TON qui ont formé un choeur ne rencontre que le vide de la communication officielle.

 

Quand le President de la république est obligé de faire campagne pour la révision constitutionnelle par le biais d’une conférence de presse, ça fait un peu tâche. Et le pire, c’est que ça continue comme avant ou presque.

 

  IBK aborde cette période en situation de grande fragilité.

Il a déjà grillé beaucoup de cartouches, s’est collé un boulet avec la « l’achat de l’avion présidentiel » et des histoires de corruption.

 

L’opposition n’a même pas besoin de bouger. Elle attend tranquillement et se contente de prendre ce qu’on lui donne, sans avoir besoin d’aller creuser. Je ne sais pas combien de temps le gouvernement va tenir à ce rythme…

 

Séga DIARRAH

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Révision constitutionnelle au Mali : Le message est entendu

Le message des organisations de la société civile Malienne à l’instar du collectif BI-TON, a été entendu.

Enfin, c’est ce que nous dit en haut lieu, alors que la joue est encore bien rouge.

Au Collectif BI-TON, avec le cercle de reflexion Think Tank la RADE (Renaissance, Avenir, Développement, Emergence), nous avons adressé une lettre au Président de la république pour lui demander un renvoi de la consultation et je ne le regrette pas.

 

C’est triste de devoir en arriver là, mais certains n’écoutent les messages que si on leur colle une baffe. Alors collons des baffes, même si ce serait quand mieux de ne pas avoir à le faire…

 

C’est bien beau de dire que le message est entendu, si on ne précise pas quel message, c’est un peu gênant, alors je vais expliciter un peu le message que j’ai souhaité envoyer.

 

Oui, il faut poursuivre les réformes. De toute manière, les réformes se font, le tout est qu’elles se fassent démocratiquement.

 

Là dessus, je suis un peu chiffonné par la qualité assez médiocre du processus de révision de la constitution de 1992.

Pour être dans la soute d’une étape de ce processus, j’ai vu passer des choses pas toujours très correctes, l’assemblée nationationale du Mali a été une chambre d’enregistrement.

Il serait bon de modifier notre constitution pour l’adapter à l’évolution de notre société. Mais il faut reconnaître que beaucoup de choses, là-dessus, existent déjà, et que c’est plutot les hommes qui dirigent la machine politico-administrative qui sont fautifs.

Mais il n’empêche, un peu de réformes  ne ferait pas de mal.

Oui, la régionalisation est une bonne chose, à condition de ne pas faire n’importe quoi.

Il est bon que l’opposition et la société civile continuent la surveillance des actions du gouvernement, afin de limiter les dérives (naturelles) qui peuvent tenter ceux qui sont au pouvoir.

 

Par contre, je regrette un peu que l’opposition,  n’explicite pas davantage sa position sur le sujet. Si elle arrive au pouvoir en 2018,  modifiera t-elle la constitution ? sous quelle forme ? Il ne me semble pas avoir entendu grand-chose.

 

Le Mali a changé, les politiques ont de moins en moins de pouvoirs, qu’ils acceptent cet état de fait et ne se présentent plus comme omnipotents !

 

La vraie rupture serait celle-là, expliquer aux Maliens que la monarchie absolue, où tout dépend d’un seul homme, c’est fini depuis bien longtemps (et tant mieux).

 

Or, que fait IBK, il s’acharne à donner l’illusion du contraire !

 

C’est ce dernier point qui m’agace : cette volonté d’apparaître comme un monarque absolu, qui lui fait tout concentrer à Koulouba (qui n’a pas les moyens administratifs de suivre), qui fait s’appuyer sur les grands Imams et notables, faisant perdurer ce qu’il faudrait justement réformer en profondeur.

Et en plus, l’image médiatique va avec : une cour, avec favorite, étalage de richesse (pas toujours du meilleur goût), conseillers sans légitimité démocratique.

 

Il faut en finir avec cette culture politique « ancien régime » pour faire du Mali une vraie démocratie apaisée, où les politiques régulent plus qu’ils ne décident directement, où ils sont transparents, tant dans leur recrutement que dans l’exercice de leurs fonctions.

Mais là, je commence à rêver…

 

Séga DIARRAH

Président du Collectif Bi-ton

http://bi-ton.org