Mali : il faut interdire aux juges de se syndiquer

 

L’appareil judiciaire du Mali est paralysé par la grève illimitée des magistrats

Les dérives des syndicats des Magistrats au Mali (SAM, SYLIMA)  ont longtemps été occultées par la brillante génération qui avait fait de ces syndicats à la fois une machine de guerre et un lieu de réflexion, un mélange d’intelligence et d’esprit partisan. Une acidité contestée aujourd’hui.

 

Il convient que le Syndicat des Magistrats du Mali s’adonne à un travail considérable de réflexion sur lui-même, qu’il se mette en cause, qu’il se désinfecte de tout ce qui dégrade sa structure, ses idées en idéologie et en parti pris et son combat en fond de commerce.

On ne demande pas au syndicat des Magistrats de se substituer au pouvoir politique, de l’accompagner  ou de le vitupérer. On doit exiger de lui qu’il reste à sa place. Faute de cette rénovation, il fera disparaître, en même temps que lui, l’adhésion à la justice et la confiance qu’elle doit inspirer.

Pour moi, les juges doivent être impartiaux pour juger indifféremment les gens sans tenir compte de leurs opinions, leurs richesses ni de leurs engagements quels qu’ils soient. Ce n’est pas possible si lesdits juges sont engagés politiquement, syndiqués.

Tout naturellement, ils seront cléments envers ceux de leur bord et sévères envers ceux qui ne le sont pas. Ils favoriseront les plus fortunés sans inquiétude, car ils seront protégés par un syndicat Puissant.

Comme les militaires, je pense que les magistrats doivent être neutres.
 Ou alors qu’ils changent de métier.

Avec l’interdication du syndicalisme dans  la magistrature, la justice Malienne retrouvera la confiance des citoyens au même titre que l’armée. Le magistrat pourra ainsi excercer son métier  dans la plus grande sérénité et en toute impartialité.

 

Séga DIARRAH

 

 

08 Propositions pour une justice équitable au Mali

Pouvoir régalien de l’Etat, la justice est principalement chargée de défendre les honnêtes gens et de punir ceux qui enfreignent la loi.

  1. Doter les tribunaux des moyens nécessaires pour permettre aux juges d’accomplir leur mission dans les meilleures conditions.
  2. Augmenter les effectifs de la magistrature de façon à résorber l’engorgement des cours de justice et à réduire les délais de jugement.
  3. Proscrire la syndicalisation de la magistrature qui est incompatible avec la nécessaire indépendance des juges.
  4. Appliquer le principe pénal de la dissuasion pour obtenir une diminution de la délinquance financière
  5. Soumettre à référendum le rétablissement de la peine de mort afin de laisser le peuple seul juge de l’instauration de cette peine conçue comme clef de voûte du système pénal.
  6. Resserrer la marge d’appréciation des juges dans la fixation des peines afin d’éviter une trop grande disparité des sanctions selon les magistrats et les tribunaux.
  7. Valoriser le statut des surveillants de prison qui effectuent une tâche essentielle et délicate au service de la communauté nationale.
  8. Créer des centres spécialisés de détention pour les fonctionnaires et agents de l’état condamnés afin qu’ils puissent purger leur peine dans un établissement adapté.