Séga DIARRAH Décrypte #2 : G5 sahel, L’armée Malienne et la révision constitutionnelle

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Dans cette vidéo, je décrypte

– le G5 Sahel  et les nouvelles orientations de la politique Française dans le Sahel en moins de 10 minutes

– La dernière déclaration du Président IBK sur la révision constitutionnelle au Mali et les raisons qui le poussent à passer en force.

– Le coût d’un soldat Malien  au trésor public et les détails

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voici mon analyse en 10 minutes du discours prononcé par le Président IBK


Je reviens dans cette vidéo sur le discours prononcé par le président de la république Ibrahim Boubacar Keita à l’occasion de la célébration de  l’Aid El Fitr en présence du gouvernement, des familles fondatrices de Bamako ainsi que des leaders réligieux.

– Révision constitutionnelle
– IBK habite chez son père
– IBK et la communauté internationale
– Les activistes sur les réseaux sociaux
– etc

Attentat de GAO : « Une épreuve de vérité »

Le terrorisme a encore frappé, deux coups rapprochés, Gao, puis un Poste du Gatia près de Tin-Assako.

Les deux cas sont emblématiques. A Gao, un coupable inconnu des services de renseignements. Dans l’autre cas, un groupe clairement identifié par le GATIA. Dans les deux cas, des attentats meurtriers et « frappants », soient par le nombre des victimes, soit par le choix, hautement symbolique, des cibles.

A chaque fois, la même réponse des Politiques, des discours, des rassemblements.

Je sais que les moyens humains et matériels pour lutter contre le terrorisme demandent du temps à se mettre en place, et l’application, par des humains (donc faillibles) laisse une marge d’erreur qui peut, parfois, être fatale, mais est malheureusement inévitable.

L’action des politiques face au terrorisme ne peut pas se limiter aux incantations. Il faut aussi avoir le courage de dire que nous sommes entrés dans une période de risque, avec lequel il va falloir composer.

Oui, le risque d’être touché par un attentat est très élévé, mais il reste de très loin inférieur à celui d’être victime d’un accident de la route.

Pourtant, nous continuons tous à prendre nos Djakarta  (mobylette)  sans avoir peur.

Nos responsables politiques doivent dédramatiser, en montrant qu’ils font ce qu’ils peuvent contre le terrorisme  mais sans paniquer ni désigner de coupables trop faciles, qui permettent d’éluder les vraies raisons.

Un vrai travail de mobilisation du pays est nécéssaire.

Les politiques devraient  mener un véritable travail d’introspection, sur les causes profondes du mal. Actuellement, ils ne font que lutter contre les symptômes.

Pourtant, une question, essentielle, n’est pas traitée ou si peu: « Comment réussir la paix avec les groupes armés ? ». « Comment faire adhérer nos partenaires à notre vision du développement du Nord du Mali? »

 

Des débuts de réflexion existent, mais on les trouvent dans la presse étrangère, rarement dans le débat public au Mali.

 

Si nous voulons pourtant en finir réellement avec le terrorisme, il faut à la fois rammener la paix au nord, mais aussi comprendre pourquoi cette région du Mali est toujours instable.

Cela pourrait nous amener à de réelles remises en cause, sur le caractère très excluant, voire ségrégatif, de la gestion du pouvoir par les élites (y coompris ceux originaires du Nord).

Il faut parler des problèmes du Nord du Mali et d’arrêter la politique de l’autruche.

Mais J’y vois un manque de courage de l’ensemble de la classe politique, face à un travail, il est vrai titanesque, de remise en cause profonde du fonctionnement de notre société.

Il faudra bien qu’émerge un autre discours politique sur le terrorisme et la crise au Nord du Mali.

Normalement, c’est le rôle de l’opposition que d’offrir une alternative. Actuellement, ce n’est pas du tout le cas, les partis de l’opposition poussant à la surenchère sécuritaire.

Entre un gouvernement qui se discrédite par ses échecs répétés et une opposition qui accélère droit dans le mur, j’ai du mal à voir qui va porter un discours alternatif, le seul qui puisse nous sortir de l’impasse.

Ces voix existent au seins du collectif BI-TON, mais sont trop faibles pour se frayer un chemin dans un système politique complètement verrouillé, et vérolé par des professionnels de l’exercice du pouvoir qui ont oublié pourquoi ils étaient là…

 

Séga DIARRAH

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12 Propositions pour une armée républicaine et efficace au Mali

  1. Prendre en compte les menaces potentielles, notamment en provenance du Nord.
  2. Se protéger de la volonté hégémonique des occidentaux en se libérant de la tutelle de la France
  3. Créer une Alliance militaire avec les pays du Sahel pour constituer par la coopération entre les armées nationales une force militaire de premier plan qui puisse à terme devenir l’équivalent de l’armée Française.
  4. Constituer une force armée d’intervention polyvalente puissament équipée en hélicoptères, missiles et blindés, et capable d’intervenir rapidement et efficacement pour protéger les intérêts du Mali.
  5.  Renforcer l’armée de l’air en la dotant des appareils indispensables à toute opération militaire d’envergure
  6. Instituer une garde nationale formée de volontaires et de réservistes afin d’assurer la sécurité de la population et du territoire Malien.
  7. Rattraper le retard pris dans l’équipement des armées.
  8. Renforcer les services de renseignements et les doter des moyens de haute technologie.
  9. Développer l’esprit de défense notamment en faisant à l’école la promotion des valeurs de patriotisme, de courage et de service.
  10. Donner à l’armée la considération qui lui est due au regard de l’éminente mission de protection qui est la sienne.
  11. Valoriser le statut des militaires de carrière afin d’améliorer leurs conditions matérielles et de leur rendre le prestige auquel ils ont droit.
  12. Honorer les anciens combattants en raison des sacrifices qu’ils ont consentis pour la nation et leur accorder un surcroît de considération.