Mali : il faut interdire aux juges de se syndiquer

 

L’appareil judiciaire du Mali est paralysé par la grève illimitée des magistrats

Les dérives des syndicats des Magistrats au Mali (SAM, SYLIMA)  ont longtemps été occultées par la brillante génération qui avait fait de ces syndicats à la fois une machine de guerre et un lieu de réflexion, un mélange d’intelligence et d’esprit partisan. Une acidité contestée aujourd’hui.

 

Il convient que le Syndicat des Magistrats du Mali s’adonne à un travail considérable de réflexion sur lui-même, qu’il se mette en cause, qu’il se désinfecte de tout ce qui dégrade sa structure, ses idées en idéologie et en parti pris et son combat en fond de commerce.

On ne demande pas au syndicat des Magistrats de se substituer au pouvoir politique, de l’accompagner  ou de le vitupérer. On doit exiger de lui qu’il reste à sa place. Faute de cette rénovation, il fera disparaître, en même temps que lui, l’adhésion à la justice et la confiance qu’elle doit inspirer.

Pour moi, les juges doivent être impartiaux pour juger indifféremment les gens sans tenir compte de leurs opinions, leurs richesses ni de leurs engagements quels qu’ils soient. Ce n’est pas possible si lesdits juges sont engagés politiquement, syndiqués.

Tout naturellement, ils seront cléments envers ceux de leur bord et sévères envers ceux qui ne le sont pas. Ils favoriseront les plus fortunés sans inquiétude, car ils seront protégés par un syndicat Puissant.

Comme les militaires, je pense que les magistrats doivent être neutres.
 Ou alors qu’ils changent de métier.

Avec l’interdication du syndicalisme dans  la magistrature, la justice Malienne retrouvera la confiance des citoyens au même titre que l’armée. Le magistrat pourra ainsi excercer son métier  dans la plus grande sérénité et en toute impartialité.

 

Séga DIARRAH