Mali : L’étrange écroulement

c’est assez sidérant de voir à quel point le RPM (Rassemblement pour le Mali) s’effondre. Depuis l’élection legislative partielle de Baraouéli, il a fait un pas de plus vers l’auto-destruction.

Aucun leader n’apparait, que ce soit pour présider le parti ou être le candidat en 2018 éventuellement.

Tous sont dans les petites tactiques à courte vue pour placer ses propres pions ou ceux de son camp.

Je ne vois absolument pas le bout du tunnel, d’autant plus que l’image du parti en est fortement dégradée.

Je pense que le RPM va soit exploser, soit se transformer en une vaste pétaudière où plus rien n’avance.

La deuxième option apparait la plus probable.

L’opposition politique au Mali à tout pour être optimiste, tellement IBK est au fond du trou…

Parce que l’écroulement, il est aussi de l’ensemble des Partis de la majorité Présidentielle.

Plus on avance dans le quinquennat, plus on voit la majorité se déliter et se réduire.

Il reste moins de trois ans à tenir, je ne vois pas comment on va y arriver, car il n’y aura ni démission de IBK, ni dissolution.

Cela équivaudrait à un suicide, et s’il y a une chose que les élites Maliennes ne feront pas, c’est bien ça. On va donc avoir une mise à l’écart de IBK, déjà bien complètement discrédité.

Tout s’effondre. mais rien ne sort de terre!

Tout s’effondre mais rien ne change ni a la Mouvence Présidentielle, ni à l’Opposition: leurs socles d’audience respectifs dans un réflexe panurgien continueront à suivre.

les votes contestataires seront en haut de leur jauge  compte tenu du climat socio économique du moment.

Le transfert des electeurs de la majorité vers l’opposition va maintenir l’équilibre.
Des régroupements comme le Collectif BI-TON pourront emerger s’ils ont une adhésion massive, car un boulevard est ouvert devant eux.

La décomposition du paysage politique Malien est inquiétante, mais c’est en même temps une porte de sortie, car le Mali est un pays bloqué, et cela depuis longtemps.

Il faut que cela change, et alors que tous (moi compris) ont pensé que cela finirait pas une révolution plus ou moins violente, on pourrait avoir une auto-dissolution des structures de pouvoir, qui s’écroulent sans le moindre mouvement social.

Comment gérer cela ?

on est dans l’inconnu et le trou noir…

 

Séga DIARRAH

Président du Collectif BI-TON