Mali : notre plan B

Aujourd’hui, le Mali semble comme ankylosé, paralysé. Il subit dans la douleur les chocs d’une gestion incontrôlée et s’enfonce dans le marasme et le fatalisme.

 

Aujourd’hui tout est bloqué, mais demain tout ne pourrait-il pas bouger ?

La morosité, le fatalisme et le renoncement semblent gagner les Maliens, mais est-on certain que l’ardeur et l’enthousiasme ne pourraient pas les animer à nouveau ?

 

Notre nation subit et s’abandonne, mais est-elle vraiment incapable de retrouver la force et l’ambition ?

 

Ce qui n’était pas possible hier ne peut-il le devenir demain ?

 

Ne sommes-nous pas à la croisée des chemins ?
J’ai pour ma part des réponses à ces interrogations. Des réponses qui ont pris la forme d’un espoir et d’une volonté et qui m’ont conduit à créer le blog http://diarrah.com/ et à adhérer au collectif BI-TON.

D’un côté, en effet, et j’en suis le premier désolé, nombre de mes analyses et de mes prévisions sur l’évolution de la société Malienne se trouvent validées par les faits.

 

Mais, de l’autre, et j’en éprouve une grande joie, les valeurs et les idées que je défends et qui peuvent assurer le renouveau de notre pays semblent gagner en audience et en popularité.

 

J’en suis convaincu : le combat qui est le mien depuis  pourrait bien aboutir dans les quelques années qui viennent. Jamais je n’ai ressenti de façon aussi aiguë la perspective d’un grand changement.

Pourtant, comme beaucoup de Maliens, j’ai été gagné par le doute et, certains soirs, un sentiment de lassitude, voire de désespérance, m’envahissait.

 

Devant le spectacle pitoyable de l’actualité quotidienne, face à l’aggravation incessante des problèmes, l’indigence des politiques et la puissance de la pensée unique, j’ai parfois eu l’impression qu’une spirale irrésistible aspirait notre pays vers l’abîme.

À quoi bon dès lors continuer à se battre ?

 

D’autant que les difficultés qui s’amoncelaient sur mon chemin semblaient, tel un signe funeste du destin, m’inviter à renoncer.

 

J’aurais pu  créer une entreprise, me passionner pour mon métier, me consacrer davantage à ma famille, pourtant je ne renoncerais pas.

 

Est-ce par obstination aveugle ou par intuition clairvoyante, est-ce par goût du défi ou par sens du devoir, je l’ignore, mais je sentais au fond de moi comme la chaleur des braises qui indique que le feu peut reprendre.
Et j’ai pris du recul. Libéré des contingences de l’action immédiate, n’ayant pas à prendre position à tout moment, j’ai réfléchi, j’ai voyagé, j’ai rencontré des gens de toutes conditions.

 

Ma pensée a mûri, j’ai observé les grandes forces qui façonnent le monde de ce début de siècle, j’ai analysé les courants qui traversent notre société.

 

J’ai cherché à comprendre les aspirations véritables de notre peuple.

 

C’est alors qu’une certitude s’est peu à peu imposée à moi : nous vivons la fin d’un cycle politique et idéologique et, si nous sommes à l’aube d’un nouveau siècle, ce peut être aussi le début d’une ère nouvelle pour notre nation et notre civilisation.

 

Dès lors, rien n’est joué, notre pays n’est pas condamné au déclin, il peut même connaître une authentique renaissance.

 

Certes, dans les apparences rien n’est changé ou, plutôt, tout continue à empirer.

 

Mais, en profondeur, de puissants courants sont à l’œuvre qui peuvent bouleverser complètement le destin de notre nation.

 

Cette évolution n’est évidemment pas visible dans le comportement officiel du pouvoir politique ou médiatique, mais elle prend une ampleur croissante auprès d’une majorité de nos compatriotes et chez les plus éclairés des intellectuels.

 

Malgré la pression du conformisme officiel, la chape de plomb du politiquement correct se fissure progressivement.

 

Sur des sujets autrefois tabous, les lignes de défense de la pensée unique commencent à céder.

Notre pays entre donc dans une période critique.

Il s’approche du gouffre où il pourrait sombrer, mais, à mesure que le danger grandit, les réactions salvatrices se multiplient.

 

Aujourd’hui, les signes précurseurs de son redressement se perçoivent déjà.

 

Les poncifs de la pensée unique sont rejetés par le peuple et désavoués par les faits.

Les tenants du système sont de plus en plus contestés. Des idées neuves émergent. De nouvelles perspectives s’ouvrent. Des cartes vont être redistribuées.

Aussi suis-je convaincu que notre nation peut connaître, dans un avenir relativement proche, un véritable sursaut.

 

Malgré la complexité de la crise actuelle, malgré les contraintes qui semblent  paralyser le retour de la paix, notre pays peut se ressaisir, cesser de subir et s’ouvrir un chemin.

L’objet du Collectif BI-TON est d’explorer cette voie nouvelle et de lui donner une expression politique.

 

Nos compatriotes cherchent en effet une issue à leurs difficultés et ne voient pour l’instant aucun projet ni aucune force vers lesquels se tourner.

Les maîtres de la pensée unique s’efforcent de leur faire croire qu’il n’y a pas d’autres possibilités que celles qu’ils incarnent.

 

Au nom de tous les membres du  Collectif BI-TON, je veux leur dire qu’il est une autre voie capable de leur rendre l’espoir et d’assurer l’avenir de notre nation.
Il existe pour le Mali un autre scénario que celui du renoncement et de l’abandon. C’est cette stratégie que nous voulons présenter.

C’est cette voie que nous voulons ouvrir.

 

Séga DIARRAH

Président du Collectif BI-TON

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