Une période de transition en 2018 sera une opportunité pour les terroristes au Mali

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Des Hommes politiques Maliens proposent depuis quelques mois la mise en place d’une « transition » à la fin du mandat du président IBK  en 2018 afin de « stabiliser » le pays.

Malgré la crise politique et sécuritaire que traverse le Mali, nos institutions fonctionnent correctement conformément à la constitution de 1992.

La création d’une situation d’exception non voulue par le peuple ne peut  que constituer un saut quantitatif vers l’inconnu. une ouverture de la boite à pandore.

Peut – t-on réellement parler de transition sans rupture ?

Aujourd’hui le problème du Mali n’est pas dans le choix du mode de gouvernance, mais plutôt dans la qualité de son élite et la capacité de celle-ci à adapter les règles du jeu démocratique aux réalités de la société (décentralisation, développement).

Aucun pouvoir de  « transition » n’a déjà développé un pays. Les autorités de transitions auront toujours un déficit de légitimité pour négocier ou engager le Pays (négociations de Paix, diplomatie etc).

L’histoire récente démontre que les autorités intérimaires se soucient plutôt de leurs avenirs politique et se livrent le plus souvent à une course effrénée à l’enrichissement personnel. Ce fût le cas pendant la transition au Mali (201-2013), au Burkina Faso, en Tunisie etc.

En outre, Une période de rupture démocratique à la fin du mandat de IBK en 2018  constituera une occasion rêvée pour des groupes terroristes et rebelles d’attaquer l’armée Malienne.

En effet, Toute période de transition crée une plus grande vulnérabilité, ce qui veut dire que les distractions sont plus probables .

Il faut s’inquiéter du fait que cela créera une occasion opérationnelle pour les terroristes et les groupes rebelles du Nord du Mali.

Une année électorale est toujours une période où il faut être vigilant. Nous devons prendre soin, que d’autres n’en prennent pas avantage.

Le Mali de 2018 aura besoin d’un pouvoir central légitime (nouveau ou renouvelé) qui aura le soutien de la majorité des Maliens et qui fera appel à toutes les compétences pour la refondation de ce beau pays.

Cette refondation passera obligatoirement par des élections libres transparentes et crédibles en 2018

Séga DIARRAH

Président du Mouvement BI-TON

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